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La traduction littéraire, ou la traduction d’un style propre

  • 24 avr. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 mai 2025

Ce post est consacré à l’analyse de l’article « Traducir a Jane Austen: el reto de un estilo » (« Traduire Jane Austen : le défi d’un style »), écrit par Nieves Jiménez Carra et publié en 2015. Cet article porte sur le travail de traduction des œuvres de Jane Austen, l’une des principales auteures anglaises de son époque, dont l’influence perdure encore aujourd’hui.

Pourquoi Jane Austen ? Parce qu’elle possède une plume littéraire unique, en plus d’une renommée internationale bien établie.


Comment définir le style de Jane Austen ?

De manière générale, la traduction de ce type d’œuvre littéraire peut s’avérer complexe, non seulement pour des raisons linguistiques, mais aussi à cause des éléments culturels que les auteurs intègrent afin de créer une atmosphère spécifique et d’imprégner leurs lecteurs. Le point que souhaite souligner Nieves Jiménez Carra est l’importance du style littéraire, car chaque auteur possède une identité propre.

Dans le cas de Jane Austen, son style est marqué par l’époque à laquelle elle écrivait, le XIXe siècle, une période caractérisée par une grande richesse lexicale. Jane Austen souhaitait exploiter pleinement le vocabulaire de son temps, jouant avec les mots et les nuances. Ses œuvres représentent un immense travail, car chaque élément y a un sens précis. Avec son style subtil, il est donc nécessaire de choisir chaque mot avec soin. À son époque, et encore aujourd’hui, Jane Austen est considérée comme un génie littéraire, avec une tendance marquée à l’innovation.


Une œuvre qui a marqué son époque : Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés)

Le premier point relevé par Nieves Jiménez Carra est que cette œuvre a fait l’objet de nombreuses traductions, datant de différentes époques, la première ayant été publiée en 1924. Ainsi, d’une traduction à l’autre, on peut observer des choix lexicaux très différents, ce qui peut parfois entraîner une perte du sens original voulu par Jane Austen.

Tout au long de son article, l’autrice s’interroge sur la meilleure manière de traduire les textes de Jane Austen. Pour cela, elle se penche sur certains mots fréquemment utilisés par l’auteure, qui deviennent des points de comparaison révélateurs. Ces mots posent problème, car leur sens a évolué entre l’époque de Jane Austen et aujourd’hui. Par exemple, le mot abilities a été traduit dans une version ancienne par talento (talent), tandis que des traductions plus récentes proposent dotes (qualités) ou gloria (gloire, splendeur). Bien que ces termes soient proches, ils diffèrent dans leur nuance. Pour traduire fidèlement ce mot, il est donc essentiel de comprendre l’intention de Jane Austen. Or, entre la première édition du roman et sa première traduction, plus de cent ans se sont écoulés, ce qui complique la tâche.

Il en va de même pour le mot accomplishments, qui, selon le traducteur, peut être rendu par perfection, abilities, ou encore talent. Chaque traduction n’en restitue cependant qu’une partie du sens véritable.

L’autrice évoque également deux autres termes, manners et spirit, qui, bien que courts, ont vu leur signification évoluer considérablement au fil des deux siècles écoulés. Ces termes ne désignent pas seulement un comportement, mais toute une façon de vivre, de penser, d’interagir avec autrui. Ils ne peuvent donc pas être traduits par un seul mot. C’est pourquoi, dans la plupart des traductions, ils ne sont pas simplement traduits, mais expliqués, afin de transmettre toute la richesse de ce que Jane Austen voulait exprimer.

Voilà toute la difficulté de la traduction d’une œuvre classique : un mot peut aujourd’hui signifier une chose, alors qu’il en signifiait une autre à l’époque. C’est là que se pose le problème de l’évolution linguistique.


Conclusion

Pour Nieves Jiménez Carra, l’aspect le plus crucial dans la traduction littéraire est la recherche sur la culture et l’évolution du langage. Il s’agit de comprendre le texte dans son contexte afin d’en transmettre le sens de la manière la plus fidèle possible, comme le faisait Jane Austen.


Mon avis

À mon sens, la chose la plus importante est la transmission de l’œuvre au lecteur. Lorsqu’une personne traduit un roman, c’est pour qu’il soit lu et compris. Si un lecteur choisit de lire Jane Austen, c’est pour son style et ses histoires uniques. Il ne veut pas lire une version trop modifiée simplement parce que le texte est ancien. Si le traducteur ne parvient pas à transmettre le sens réel des mots choisis par Jane Austen, une partie de l’œuvre est perdue. C’est pourquoi, selon moi, les deux éléments les plus importants pour un traducteur sont : respecter la pensée de l’auteur et prendre en compte les réactions du lecteur.



 
 
 

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